1. Déclarer l'accident du travail

La déclaration doit être faite dans les 48 heures (hors dimanches et jours fériés) auprès de la CPAM, par courrier recommandé ou en ligne via votre compte entreprise. Remettez au salarié une feuille d'accident (formulaire S6201) qui lui permet de bénéficier de la gratuité des soins. Si les circonstances vous semblent douteuses, vous pouvez assortir la déclaration de réserves motivées.

2. Informer les acteurs concernés

Prévenez sans délai votre assureur ainsi que le service de prévention et de santé au travail. Le comité social et économique (CSE) doit être informé, et associé en cas d'accident grave. Pour un accident grave ou mortel, l'inspection du travail doit être alertée immédiatement.

3. Accompagner le salarié

Organisez la prise en charge médicale immédiate, gardez le contact pendant l'arrêt et préparez la reprise : visite de reprise auprès du médecin du travail, aménagement de poste ou adaptation des horaires si nécessaire. Un accompagnement de qualité réduit le risque de désinsertion professionnelle.

4. Analyser les causes

Au-delà de la cause immédiate, menez une analyse approfondie (par exemple la méthode de l'arbre des causes) pour identifier les facteurs organisationnels, techniques et humains. Associez l'encadrement et les représentants du personnel pour objectiver les constats.

5. Mettre en place des actions de prévention

Traduisez l'analyse en actions concrètes : mise à jour du DUERP, formation des équipes, modification d'un équipement ou d'une procédure. Planifiez ces actions, désignez des responsables et suivez leur mise en œuvre dans le temps pour éviter toute récidive.